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Incinérateur
Contre l’incinérateur Ouest Provence reste motivé
ouestprovence.fr | 26.02.09 | 14:02
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Manifestation du 19 février 2009

Ce matin (jeudi), à l’issue de la rencontre entre les élus de Ouest Provence et le président de la Communauté urbaine de Marseille (CUM), Bernard Granié, le représentant de l’exécutif intercommunal a appelé à la poursuite des actions contre la mise en service de l’incinérateur de la CUM à Fos sur Mer. Dans la matinée, les délégués communautaires marseillais avaient adopté une délibération validant la mise en route de l’incinérateur, alors que des centaines de manifestants protestaient devant le siège de la CUM à Marseille.

Un message clair à l'attention des élus de la CUM.

Les manifestants bloqués à 100 mètres de l'entrée du Pharo.

La mobilisation des "anti" jeudi matin.

Les élus de Ouest Provence en première ligne. (de g à d) Y.Vidal, J-M. Charrier, R. Raimondi, B. Granié, F. Bernardini.

Le maire de Fos déterminé.

Des centaines d'opposants jeudi matin à Marseille.

B.Granié aux côtés des militants associatifs, Daniel Mouttet et Daniel Casanova.

Les élus ont été reçus près d'une heure par E. Caselli.

A l'issue de la rencontre, prises de parole.

Les manifestants bloqués par un imposant dispositif policier.

Les opposants sont prêts à de nouveaux rendez-vous.

"zéro incinération !"

« Il y aura d’autre rendez-vous, d’autres manifestations. Un bout de chemin a été fait, mais nous sommes encore loin de la solution. Nous engagerons des contentieux contre toutes les délibérations de la CUM relatives à la mise en service de l’incinérateur » a prévenu Bernard Granié, président de Ouest Provence a l’issue de sa rencontre avec Eugène Caselli, son homologue de la CUM.
Réunis jeudi matin en séance plénière, les élus de la communauté urbaine ont validé le principe de l’incinération.
Face au Pharo, le siège de la CUM, des centaines de manifestants ont protesté contre ce « vote inique » a déplore René Raimondi, le maire de Fos sur Mer qui a qualifié l’incinérateur « d’outil préhistorique ».
Les « anti-incinérateurs » répondaient à l’appel des associations de défense de l’environnement.
Les six maires des communes de Ouest Provence emmenés par Bernard Granié avaient tenu à être présents en tête des manifestants bloqués par un imposant dispositif policier à une cinquantaine de  mètres de l’entrée du Palais du Pharo.
« On ne peut plus nous opposer un problème d’argent pour légitimer l’incinérateur, puisque Ouest Provence est disposé à co-financer une unité de méthanisation. C’est ce message que nous souhaitons faire passer à Eugène Caselli. Nous sommes dans une course contre la montre. Le comité syndical de Ouest Provence a voté la réalisation d’étude pour que l’unité de méthanisation que nous avions prévu de construire dans le cadre du plan départemental d’élimination des déchets voit sa capacité passer de 200 000 à 450 000 tonnes, ce qui éviterait la mise en service de l’incinérateur » , a déclaré Bernard Granié avant son entrevue avec le président de la CUM.
« La CUM veut créer une situation intermédiaire, c’est-à-dire réduire la part d’incinération, c’est une avancée, mais ce n’est pas notre volonté ni celle des populations de Ouest Provence » a souligné François Bernardini, le maire d’Istres.
« Il est important que les populations du golfe de Fos soient mobilisées et que nous soyons tous à ses côtés. Une collectivité ne peut imposer ses choix à une autre collectivité » a estimé Jean-Marc Charrier, le maire de Port St. Louis du Rhône.
« Un premier pas a été fait avec la réduction de la part d’incinération et son abandon à terme, nous attendons désormais un nouveau pas » a indiqué Frédéric Vigouroux, le maire de Miramas.
« Les années passent et les problèmes demeurent » a déploré Yves Vidal, le maire de Grans.
Pour René Raimondi, « passer à 500 000 tonnes de méthanisation est un effort que peut consentir la CUM avec d’autres partenaires ». Un point de vue partagé par Sophie Camard, la secrétaire départementale des Verts, également dans les rangs des manifestants. « Ce n’est pas le dédit qui coûte cher, il est d’ailleurs difficilement estimable puisque c’est aux tribunaux de trancher, mais c’est l’incinérateur qu’il faudra de toute façon payer, qui coûte cher. Le scandale financier est là. La CUM est coincée, seule une mutualisation des moyens au travers d’un syndicat mixte constitue une issue » a-t-elle déclaré.
Une mutualisation à laquelle Ouest Provence est plus que jamais disposé.