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Non à l’incinérateur : manifestation jeudi à Marseille
ouestprovence.fr | 17.02.09 | 16:02
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Pour souligner de nouveau la ferme opposition des habitants et des élus de Ouest Provence à la mise en service de l’incinérateur de la Communauté urbaine de Marseille (CUM) sur le territoire intercommunal, un rassemblement est organisé jeudi matin à Marseille .
A l’appel des associations de défense de l’environnement, les élus des six communes de Fos, Istres, Port-St-Louis du Rhône, Miramas, Grans et Cornillon- Confoux qui composent l’intercommunalité de Ouest Provence, rassemblant 100 000 habitants, ont fait savoir leur participation demain matin aux côtés des manifestants, devant le siège de la Communauté urbaine de Marseille au Pharo à l’occasion de la réunion de l’assemblée communautaire. Quelques 700 personnes devraient faire le déplacement et les organisateurs espèrent que leur groupe sera rejoint par les Marseillais. La position unanime des maires est déterminée pour obtenir des engagements fermes et tangibles de la C.U.M. et du conseil général sur le « zéro incinération ». « Les déclarations d’intention ne suffisent pas. Il nous faut des actes. Nous ne lacherons rien sans décision écrite et sans délibération votée par la C.U.M. et le conseil général » préviennent unanimement les élus conduits par Bernard Granié, le président de Ouest Provence. Si la délégation de service public (DSP) originelle, dont la procédure a été annulée en 2008 par le tribunal administratif, devait être réactivée comme le prévoit le rapport présenté au vote des délégués communautaires, la réplique judiciaire est déjà prête et elle ne se ferait pas attendre.
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La tonalité générale du meeting qui s'est déroulé vendredi 13 février à Fos sur Mer a bien montré, coté public et côté associations, que les positions restaient inflexibles sur le « zéro incinération ». Les élus de Ouest Provence ont été interpelés à plusieurs reprises sur l’importance de la parole donnée pour lever tout malentendu éventuel. Bernard Granié, le président de Ouest Provence est intervenu pour dire que la position de l’intercommunalité et des six villes qui la constitue n’était en rien modifiée et qu’elle resterait très ferme tant que de vraies garanties n’auraient pas été données soit par la CUM soit par le conseil général. Il a par ailleurs insisté sur le dépôt d’un nouveau recours contentieux en indiquant qu’aucune des procédures judiciaires en cours ne seraient levées tant que des réponses précises ne seraient pas apportées. Dans l’état actuel, les propositions de Eugène Caselli, le président de la CUM et Jean-Noël Guerini, le président du conseil général des Bouches du Rhône, même si elles constituent une avancée, n’ont pas réussi à convaincre les élus de Ouest Provence qui seront tous présents à Marseille devant le siège de la CUM, au Pharo jeudi 19 février dès 9h30 à l’occasion de la réunion plénière des élus communautaires. Bernard Granié a conclu le meeting avec vigueur en appelant à la mobilisation générale pour que les habitants du territoire soient présents aux côtés de leurs élus. Pour ce rassemblement des bus sont mis à disposition. Il suffit de s’inscrire en téléphonant au 04 42 56 85 36. Plusieurs possibilités de départ : Istres, place Sainte Catherine à 7h30, Fos-sur-Mer, les arènes à 7h30, Miramas, lycée Jean Cocteau à 7h30, Port-St-Louis du Rhône, hôtel de ville à 7h30.
Mille fois non
Plus d'un millier de personnes ont participé vendredi soir, halle Parsemain (Fos), à la réunion publique initiée par les élus de Ouest Provence sur le dossier très controversé de l'incinérateur. L'occasion pour les six maires de l'intercommunalité et pour Bernard Granié, son président de rappeler leur ferme opposition au projet de la Communauté urbaine de Marseille (CUM). « Nous attendons désormais des actes » a souligné Bernard Granié (voir l'intervention à droite), le président de Ouest Provence vendredi soir lors de la réunion publique qui a rassemblée plus d'un millier de personnes vendredi soir à Fos-sur-Mer (voir articles ci-contre). Bernard Granié faisait référence aux derniers engagements de Jean-Noël Guérini. Le président du conseil général des Bouches du Rhône lors d'une rencontre intervenue dans la journée de vendredi a rappelé à son homologue de Ouest Provence son opposition à l'incinérateur et a annoncé la création d'un syndicat mixte de traitement des déchets ainsi que le lancement d'une étude portant sur la transformation de l'unité d'incinération en méthanisation. « Si la volonté de tous est au rendez-vous, nous pouvons réussir la mise en oeuvre rapide d'un dispositif approprié et efficace dans le cadre de la relance du plan départemental d'élimination des déchets » a déclaré Bernard Granié. René Raimondi a lancé un appel à la mobilisation pour que le 19 février lors de la séance pleinière de la CUM, le plus grand nombre d'opposants à l'incinérateur soient présents à Marseille. « Nous ne ferons aucune concession sur ce dossier car nous avons la vérité, ce n'est pas aux autres de décider ce qui doit être fait sur notre territoire » a-t-il martelé. « Le principe de précaution est dans ce dossier le principe de dissuasion, aux racines de ce combat contre l'incinération, il y a la protection de la santé et j'adhère au slogan de Ouest Provence : le mieux industriel, plutôt que le tout industriel » a dit, François Bernardini, le maire d'Istres.Yves Vidal, le maire de Grans attend comme ses homologues « des engagements » dans un dossier qualifié de « symbolique » par Frédéric Vigouroux, le maire de Miramas. « Symbolique car marqué par un déni de démocratie ». Jean-Marc Charrier, le maire de Port-Saint-Louis du Rhône a également dénoncé ce déni de démocratie. L'élu saint-louisien a rappelé le score du référendum organisé en 2006 au cours duquel « à près de 97 % et comme partout dans l'Ouest du département les populations ont refusé majoritairement cette implantation ». Daniel Gagnon, le maire de Cornillon-Confoux, représenté vendredi soir par son premier adjoint, Francisque Tessier a assuré les opposants à l'incinérateur de sa totale solidarité et a conclu que le principe de précaution devait s'appliquer. |
Un soutien toujours plus large
L'opposition à l'incinérateur de la CUM fédère plus cinquante associations de protection de l'environnement, de médecins etc. des communes, organisations syndicales, groupes et partis politiques audelà des clivages traditionnels. Cette opposition prend toujours plus d'ampleur. L'association du festival de la Camargue et du delta du Rhône vient de faire part de son soutien, tout comme l'association Esperen Istres. Le groupement d'intérêt cynégétique Ouest Provence qui rassemble les associations de chasseurs de l'intercommunalité se range également du côté des opposants et indique qu'il prendra part "dans la contestation". Enfin, un rhumatologue martégal a assuré Ouest Provence de son soutien et dénonce "un incinérateur que veut faire Marseille contre l'avis des populations concernées". |
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