Vendredi, cinq délégués istréens dont François Bernardini, ont été élus à la vice-présidence d’Ouest Provence lors de la réunion du comité syndical. C’est renforcée et unie que l’intercommunalité va affronter les réformes des collectivités et de la taxe foncière.
François Bernardini, maire d’Istres, Nicole Joulia, Murielle Ginies, Eric Chastagnier et Gilbert Ferrari ont été élus à la vice-présidence d’Ouest Provence vendredi soir lors de la réunion du comité syndical de l’intercommunalité. Cette élection intervient après que François Bernardini a annoncé le retrait d’un recours devant le tribunal administratif sur la représentativité des élus istréens au sein de la gouvernance d’Ouest Provence.
Cinq autres vice-présidents ont démissionné de leur poste pour céder leur place aux délégués istréens. Mireille Reynaud (déléguée de Fos), Marc Royer (Grans), Joseph Delluy (Cornillon-Confoux), Roland Monturli (Port-Saint-Louis) et Frédéric Vigouroux, le maire de Miramas, intégreront le bureau syndical, l’autre instance décisionnelle d’Ouest Provence.
Bernard Granié, le président d’Ouest Provence, s’est félicité comme l’ensemble des maires de ce retour à la normale.
« Notre dispositif de gouvernance sera alors au complet pour se préparer à affronter les échéances qui nous attendent : nous aurons ensemble à examiner très attentivement les nouvelles conditions posées par la réforme de la taxe professionnelle, qui ne se traduira sans doute pas par une opération blanche pour notre intercommunalité (…) Enfin, nous aurons à évoquer ici ce que sera notre position face à l’évolution des intercommunalités », a-t-il déclaré (lire le discours de Bernard Granié, cliquez ici).
Pour François Bernardini, l’abandon du contentieux engagé devant la juridiction administrative tient à deux choses : « la collaboration forte d’Ouest Provence dans le lancement des opérations d’aménagements urbains (Forum des Carmes, Parc de l’Olivier…) et la nécessité de repenser l’intercommunalité et de définir une position dans la perspective de la réforme des collectivités ».
Jean-Marc Charrier, maire de Port-St-Louis du Rhône estime que « plus que jamais, la coopération entre nos villes est nécessaire pour construire collectivement l’ensemble des réponses et affirmer notre refus de l’intégration dans la métropole marseillaise ».
René Raimondi, maire de Fos-sur-Mer, s’est félicité de voir « Istres retrouver sa juste place » et de la « belle unanimité dans les combats qui s’annonce ».